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mercredi 10 août 2011

Provinces de France - Normandie

Le blasonnement des armoiries de Normandie est : de gueules, à deux léopards d’or, armés et lampassés d’azur.
Ces armoiries reprennent à l’identique celles des anciens Ducs de Normandie, et comptent à ce titre, parmi les plus anciennes de France. En effet, sous cette forme, où une forme quasi-similaire (1), nous pouvons les faire remonter à au moins Henri II Plantagenet (+1189), Duc de Normandie, mais aussi Comte d’Anjou et bien entendu Roi d’Angleterre.
Quelques auteurs normands contemporains estiment que l’on devrait ajouter un troisième léopard sur ces armes, rappelant que depuis Jean sans Terre (+1204), les Ducs de Normandie et alors également Rois d’Angleterre, arboraient de telles armoiries. C’est sans doute parce que ces armes aux trois léopards, sont aujourd’hui toujours celles de l’Angleterre, qu’il nous semble difficile de les suivre sur ce terrain, d’autant, et c’est une occasion de le rappeler à ce point de notre tour de France des anciennes provinces, que les armoiries attribuées à celles-ci, certes s’ancrent toujours dans l’histoire, mais sont aussi le résultat de choix pouvant apparaître comme parfois arbitraires ou à tout le moins peu argumentés, mais presque toujours fortement identitaires.
Normandie

Normandie (Angleterre)


(1) Les léopards pouvant aussi être représentés par des lions léopardés, les deux animaux n’étant à cette époque pas encore clairement différenciés.

7 commentaires:

  1. Bonjour Arnaud
    j'ai une petite théorie sur le nombre des léopards , elle vaut ce qu'elle vaut , je ne suis pas historien mais c'est de la pure logique
    mathématique . Henri II est comte d'Anjou = 1 léopard , duc de Normandie = 2è léopard , il épouse Aliénor d'Aquitaine qui elle aussi arbore un léopard sur ses armoiries et ramène le duché dans sa dot ! Henri II devient Roi d'Angleterre et ses fils hétitiers Richard Coeur-de-Lion et Jean sans Terre portent désormais 3 léopards !! logique....
    Le seul hic c'est que le père d'Henri II , Geoffroy d'Anjou semble-t-il, portait 6 léopards , ou des lions plutôt ,comme en atteste la célèbre plaque funéraire émaillée visible au musée du Mans !!
    amitiés

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  2. Bonjour Herald Dick,
    Cette théorie "mathématique" a régulièrement été présentée. Elle est évidemment plaisante, mais personnellement, je doute de sa véracité, ou plus exactement je la crois apocryphe. Ainsi, dans la première partie de son règne Richard "Coeur de Lion" porte deux lions affrontés, ce n'est que vers 1198 que le trois animal arrive avec des armes à 3 léopards. Dans le même temps son frère Jean "sans Terre", comme Seigneur d'Irlande, porte deux lions léopardés, et ce n'est que devenu Roi à son tour qu'il reprend les trois léopards de la dernière partie de la vie de son frère défunt. Si dès l'origine les animaux avaient été considérés comme individuellement représentatifs d'un territoire, alors pourquoi pas les trois animaux dès le départ, et pourquoi pas un quatrième pour l'Irlande dont la conquête est lancée par Henri II dès 1171 ? Maintenant, je suis d'accord, cela ne règle rien de manière définitive et les hypothèses demeurent ouvertes.
    Amitiés

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  3. Bonjour,

    Il semblerai que les premières armoiries normandes n'étaient pas armées et lampassées azur.
    De quand date cet ajout ?

    Cordialement.

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  4. Le "lampassé" et "l'armé" sont des accessoires du dessin héraldique. Leur apparition remonte au Moyen-Age, en revanche, leur caractère accessoire fait qu'ils sont parfois omis, parfois représentés, sans qu'il faille en tirer une règle précise particulière. Dans le cas particulier des armes normandes, il serait sans doute vain de rechercher leur première apparition tant elle se perd dans les usages et les variantes de représentation.
    Ceci étant dit, il est évident que ces accessoires du dessin héraldique n'existaient pas aux premiers temps de l'héraldique (XIIe), du coup, les armes normandes comptant parmi les plus anciennes, il bien certain que leurs premières représentation n'y avaient pas recours.

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  5. Qu'appelez-vous "accessoires du dessin héraldique" ?

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  6. Il s'agit de tous ces éléments et détails appartenant au vocabulaire héraldique dont l'origine ne se trouve pas initialement comme élément distinctif, mais simplement comme élément graphique. Parmi ceux-ci on peut citer, sans prétendre être exhaustif, l'armé et le lampassé, l'ouvert ou l'ajouré des tours, le diapré et probablement aussi nombre de semés purement géométrique (billettes, besants, etc.), le becqué, le membré et probablement aussi le lié des aigles, etc.
    Ce n'est qu'avec le temps que leur représentation s'est peu à peu affirmée comme distinctive, par suite de l'éternel balancement entre "dessin" et "blasonnement" : un dessin est réalisé par partir du blasonnement, puis ultérieurement un blasonnement est établi à partir du dessin, puis de nouveau un autre dessin est établi à partir de ce nouveau blasonnement et ainsi de suite, de sorte qu'au bout du compte finit par s'inscrire dans le blasonnement des éléments qui n'y figuraient pas initialement et que seul la succession des dessins et blasonnements a fini par intégrer, sans autre raison particulière.
    Un exemple très connu que l'on peut citer est celui des cotices potencées des armes de Champagne qui ne sont que l'incorporation au blasonnement d'un diapré qui n'existait pas dans le blasonnement initial, mais qui fut très à la mode à une certaine époque du Moyen-Age (cf. http://heraldique-europeenne.blogspot.com/2011/07/provinces-de-france-champagne.html)
    Ce genre de choses peu d'héraldistes en prennent conscience, car il faut pour cela pratiquer à la fois le dessin héraldique régulier (on parle ici d'un travail de héraut et non d'une simple représentation unique) et le blasonnement, ce que malheureusement peu font. Nombre d'héraldistes "érudits" ne pratiquent pas le dessin héraldique en continu, du coup les principes qu'ils énoncent appartiennent simplement à la théorie.
    Pratiquant moi-même le blasonnement depuis plus de 30 ans et le dessin héraldique depuis plus de 20 ans, je suis particulièrement bien placé pour mesurer le fossé qu'il y a entre ces deux univers, et le discours que je pouvais tenir il y a encore 20 ans, alors fort de seulement 10 ans de pratique du blasonnement, n'a plus rien à voir avec celui qu'une pratique du dessin héraldique continu m'a apporté.
    C'est justement parce que je connais les deux faces de cette même réalité que je me crois autorisé de m'exprimer ainsi.

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  7. Je vous conseille de visité ce forum sur ce sujet : http://forum-normand.pro-forum.fr/t812-armoiries-et-drapeau-normands

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Vous pouvez m'aider
Si j'en crois Wikipedia, il semble que l'Ordre de l'Aigle Noir de Prusse (Hohe Orden vom Schwarzen Adler) n'a compté que 407 récipiendaires entre 1701 et 1918. Si cette information est exacte, un tel nombre de personnages serait compatible avec une publication sur le présent blog, à la manière de ce que je fais actuellement pour la Toison d'Or ou encore la Jarretière.
En conséquence, je suis à la recherche d'une liste complète et chronologique des titulaires de cet ordre (cette liste pourra être en français, en allemand, en anglais ou en toute autre langue).
Merci d'avance de votre aide.

PS 1 : les premières informations collectées (merci aux nombreux contributeurs) laissent penser que le nombre de 407 concerne exclusivement ceux des chevaliers qui furent reçus avec collier, le nombre global de chevaliers étant significativement plus important. Pour autant, je recherche toujours une liste exhaustive des chevaliers, au moins celle des 407 récipiendaires du collier. J'ai obtenu une liste qui semble complète, jusqu'en 1851, il paraît qu'une autre liste exhaustive existe des origines à 1901 (je l'a recherche d'autant plus qu'elle pourrait être armoriée).

PS 2 : il semble qu'une liste des 407 détenteurs du collier ait été publiée dans un ouvrage intitulé "Die Ketten des Preussischen Hohen Ordens vom schwarzen Adler 1701-1918" de P. Sauerwald et E. Schuberski. Si une personne y avait accès, merci de penser à moi.

PS 3 : l'ouvrage de 1901 dans lequel figureraient les armoiries des 1129 chevaliers, avec ou sans colliers, créés à cette date, est intitulé "Die Ritter des Königlich Preussischen Hohen Ordens vom Schwarzen Adler und ihre Wappen (1701–1901)" par R. Stillfried-Alcántara. Merci de penser à moi si l'un de vous y avait accès.

PS 4 : grâce à la grande générosité de l'un d'entre vous, je dispose maintenant de l'ouvrage de 1901. Une grande partie de la ressource documentaire nécessaire à la publication d'un futur armorial est donc réunie. Ne manquent plus maintenant que des informations sur la période 1901-1918 pour envisager un armorial vraiment complet.

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Arnaud BUNEL