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samedi 6 août 2011

Commémoration de la mort du Roi Christian VI de Danemark

Aujourd'hui 6 août 2011, 265e anniversaire de la mort du Roi Christian VI de Oldenbourg, Roi de Danemark et de Norvège.

Christian VI de Danemark



Anniversaire du Prince Maurice (Moritz) de Hesse

Aujourd'hui 6 août 2011, 85e anniversaire de SAR le Prince et Landgrave Maurice (Moritz) de Hesse, Grand-Duc titulaire de Hesse et du Rhin.


 Maurice (Moritz) de Hesse

Anniversaire du Prince Ernst-Johann de Courlande

Aujourd'hui 6 août 2011, 71e anniversaire de SAS le Prince Ernst-Johann de Biron (Ernst-Johann von Biron), Duc titulaire de Courlande et Sémigalle.

Ernst-Johann de Courlande

vendredi 5 août 2011

Etendards de la famille grand-ducale de Oldenbourg

Lié à leur position, le Grand-Duc de Oldenbourg (Grossherzog), le Prince héritier de Oldenbourg (Erbgrossherzog) et les autres Ducs de Oldenbourg (Herzog) disposaient chacun d'un étendard personnel. Ces attributs bénéficiaient d'un dessin spécifique à leur titulaire (modèles créés en 1882).
Grand-Duc de Oldenbourg

Prince héritier de Oldenbourg

Ducs (Princes) de Oldenbourg

Provinces de France - Lyonnais

Le blasonnement des armoiries du Lyonnais est : de gueules, au lion d’argent, au chef d’azur, chargé de trois fleurs de lys d’or.
Ces armoiries sont celles de la ville de Lyon. Vers le XIIe siècle, les Comtes royaux de Lyon, la ville relève alors du Saint-Empire, portent des armes au lion. Les couleurs généralement attribuées alors sont celles toujours en usage aujourd’hui, soit un lion d’argent sur champ de gueules, même si certains auteurs parlent aussi d’un lion de sable sur champ d’or. Dans le courant du XIIe siècle (la date de 1183 est notamment citée) les Archevêques de Lyon s’approprient graduellement les pouvoirs des Comtes, avant à leur tour de se voir contester, quelques décennies plus tard ce pouvoir par des revendications communales au sein de la riche bourgeoisie lyonnaise. Celle-ci réclame alors l’affranchissement communal sous les couleurs des anciens Comtes, libertés qu’elle obtient finalement au début du XIVe siècle, au même moment que le Lyonnais passe dans la mouvance française. Le chef aux armes de France est une concession royale accordée, probablement en 1320, à Lyon au titre de "bonne ville" venant alors compléter les armes communales.
Sur le plan héraldique, il faut noter que s’il est possible que nous soyons en présence d’armes parlantes, sur le plan de la toponymie, il n’y a en réalité aucun rapport entre "Lyon" et le "lion". En effet, on peut se souvenir que le toponyme Lyon dérive du nom latin de la ville "Lugdunum" lui-même composé de "lux" (la lumière) (1) et "dunum" (la colline).
Lyonnais


Mariage à Rio de Janeiro

A l'occasion du mariage, le 6 août prochain, de SAR la Princesse Maria Elizabeth d'Orléans-Bragance avec Pablo Trindade de Souza un petit rappel des armes impériales brésiliennes de la Maison d'Orléans-Bragance.
Pour mémoire, la Princesse Maria Elizabeth appartient à la branche aînée de cette famille dite de "Petropolis". En stricte application de la loi successorale impériale brésilienne, cette branche étant issue d'un mariage morganatique n'est normalement plus dynaste, ses droits étant passés dans la branche cadette dite de "Vassouras", tout en conservant cependant pour ses membres le rang d'Altesse Royale. Certains monarchistes brésiliens continuent toutefois de soutenir les droits de la branche aînée, arguant de la caducité de la règle morganatique. Nous exposons ici simplement la situation et ne prétendons pas prendre position.

Orléans-Bragance

Si vous avez des informations sur les armoiries du mari, n'hésitez pas à me les communiquer.

jeudi 4 août 2011

Blog - Noblesse et Royautés

Edité par Régine Salens et son équipe, le blog Noblesse et Royautés parle évidemment de l'actualité des familles royales et aristocratiques... comme son nom l'indique. A visiter sans plus tarder.

Provinces de France - Lorraine

Le blasonnement des armoiries de Lorraine est : d'or, à la bande de gueules, chargée de trois alérions d'agent.
Ces élégantes armoiries reprenant à l’identique celles de l’ancien Duché de Lorraine appellent une explication tant historique que technique.
Sur le plan technique, les oiseaux figurant sur la bande sont des "alérions". Particulièrement emblématiques de la Lorraine, dont certains s’amusent à noter qu’ils en sont presque l’anagramme, il s’agit d’aiglons, représentés sans becs ni pattes.
Sur le plan historique, comme souvent, il existe de ces armoiries, une origine légendaire et une origine plus étayée par les faits. L’origine légendaire veut que Godefroy de Bouillon, Duc de Basse-Lorraine et leader de la première croisade, ait au cours du siège de Jérusalem tués d’une seule flèche trois aigles d’un coup, et qu’en mémoire de cet exploit les Ducs de Lorraine ait placé ces trois oiseaux sur leurs armoiries. Nous laisserons à la légende, aussi belle soit elle, la place qui est la sienne, car hors le fait que le Duché de Lorraine correspondait à l’ancienne Haute-Lorraine et non à la Basse-Lorraine de Godefroy de Bouillon (*), et qu’en conséquence les Ducs de Lorraine n’avaient pas de parenté particulière avec Godefroy, l’origine historique de ces armoiries nous renvoie plutôt à un usage de la brisure.
En effet, depuis 1047 et la révolte de Godefroy le Barbu, le Duché de Lorraine est aux mains de la Maison d’Alsace, descendants des Comtes de Metz. Depuis une date indéterminée, probablement les origines de l’héraldique au début du XIIe siècle, ceux-ci portaient des armoiries d’or, à la bande de gueules. En 1205 toutefois, le Duc Simon II abdique pour se retirer dans un monastère. N’ayant pas d’enfant survivant, c’est son frère Ferry (Frédéric) Ier qui lui succède (**). Les armoiries aux alérions étant attestées depuis ce Duc, il est donc probable qu’ils étaient sa brisure de cadet. On peut supposer que cette brisure, à l’origine sans doute de simples aigles, étaient une référence à l’aigle des armes impériales de sa mère, Judith (alias Berthe) de Hohenstaufen et surtout de son oncle l’Empereur Frédéric Ier Barberousse, dont il portait d’ailleurs le prénom.
Lorraine


Commémoration de la naissance de la Reine Marie-José d'Italie

Aujourd'hui 4 août 2011, 105e anniversaire de la naissance de la Reine Marie-José d'Italie (1906-2001), née Marie-José Wettin puis de Belgique, Princesse de Saxe-Cobourg-Gotha, Duchesse de Saxe et Princesse de Belgique.

Marie-José d'Italie

mercredi 3 août 2011

Provinces de France - Limousin

Le blasonnement des armoiries du Limousin est : d’hermine, à la bordure de gueules.
Le lecteur attentif, ou tout simplement l’amateur supposera immédiatement la parenté qu’il peut exister entre les armoiries du Limousin et celles de la Bretagne. Au contraire d’autres similitudes visuelles que l’on trouve régulièrement en héraldique, celle-ci n’est pas un « faux-ami », mais trouve bien son origine dans une parenté historique. Ainsi en 1275, Arthur de Dreux, futur Duc Arthur II de Bretagne, épouse Marie de Comborn, héritière et Vicomtesse de Limoges. A la mort de celle-ci en 1290, son fils, le futur Duc Jean III de Bretagne, devient, sous la tutelle de son père, le nouveau Vicomte de Limoges, entérinant ainsi l’entrée du Limousin dans la famille ducale de Bretagne. Puis en 1314, Jean III, devenu Duc de Bretagne cède à son frère cadet Guy, déjà Comte de Penthièvre, la Vicomté de Limoges. Ici se situe l’explication des armoiries limousines. Tout d’abord, rappelons-nous qu’en 1316, les Ducs de Bretagne adoptent pour armes l’hermine plaine, et d’autre part, Guy étant un cadet, ajoutait une brisure aux armoiries familiales, en l’occurrence une bordure de gueules, laissant ainsi en héritage ses armoiries bretonnes brisées d’une bordure au Limousin.
Pour être complet sur le sujet, deux autres armoiries sont aussi attribuées à la province du Limousin. Ces armoiries sont soit "coticé (10) d’or et de gueules", soit "d’or, à trois lions d’azur". Les armes coticées reprennent celles de la Maison de Comborn-Turenne, à laquelle appartenait Marie de Comborn, qui précéda la Maison de Dreux-Bretagne dans la Vicomté de Limoges, tandis que celles aux lions appartenaient à la première maison des Vicomtes de Limoges, qui, jusqu’en 1114, précéda celle de Comborn. Nous ne prétendrons pas régler le sujet dans le présent article, et nous contenterons simplement d’exposer ces variantes en constatant que les armoiries à l’hermine sont celles usitées historiquement pour la province, raison pour laquelle nous les avons privilégiées.
Limousin

Limousin (Vicomtes de Limoges)

Limousin (Comborn-Turenne)

Principauté de Reuss-Schleiz (Reuss, branche cadette)

La Principauté de Reuss-Schleiz ou Reuss, branche cadette (Reuß zu Schleiz - Reuß jüngerer Linie) est issue des regroupement et divisions des territoires situés en Thuringe de la Maison de Reuss. La branche cadette de la famille est élevée à la dignité princière en 1806 en même temps qu'elle adhère à la Confédération du Rhin. En 1815, elle adhère à la Confédération germanique, en 1867 à la Confédération d'Allemagne du Nord et en 1871 à l'Empire allemand. Elle conservera un Prince souverain jusqu'en 1918. Particularité de la Maison de Reuss, tous les hommes portent le prénom Henri (Heinrich). Dans la branche cadette, ces Princes étaient numérotés à partir de 1 à chaque nouveau siècle, pour recommencer le décompte au début au siècle suivant. A l'extinction de la branche aînée en 1927, la branche cadette se retrouve détentrice de l'ensemble des droits de la Maison de Reuss. Le territoire de la Principauté est aujourd'hui intégré dans le Land de Thuringe.
Voici le drapeau, les armoiries et la cocarde militaire de cette Principauté.

Principauté de Reuss-Schleiz (Reuss branche cadette)

Dans les armoiries, l'observateur avisé aura noté que celles de la branche cadette se distinguent de celles de la branche aînée par la forme de la queue du lion des Reuss, figurant aux quartiers 1 et 4. Ici, elle est simple, tandis que chez la branche aînée elle était double.

mardi 2 août 2011

Provinces de France - Languedoc

Le blasonnement des armoiries du Languedoc est : de gueules, à la croix de Toulouse d’or.
Les armoiries du Languedoc reprennent à l’identique celles des anciens Comtes de Toulouse. La croix y figurant est tellement caractéristique qu’en langage héraldique courant elle s’appelle "Croix de Toulouse". Sur le plan de la technique, cette croix se décrit ainsi : croix cléchée (terme qui renvoie à la forme extérieure spécifique de cette croix à douze pointes et aux branches arrondies), vidée (seuls les bords sont représentés, laissant apparaître au milieu de la croix le champ de l’écusson) et pommetée (en référence aux boules ornant les douze pointes de la croix).
Languedoc

lundi 1 août 2011

Anniversaire du Duc Carl de Wurtemberg

Aujourd'hui 1er août 2011, 75e anniversaire de SAR le Duc Carl de Wurtemberg (Carl von Württemberg), Chef de la Maison de Wurtemberg et Roi titulaire de Wurtemberg.


Royaume de Wurtemberg

Provinces de France - Ile-de-France

Le blasonnement des armoiries d’Ile-de-France est : d’azur, à trois fleurs de lys d’or.
Sur le plan historique, nous pourrions dire que l’Ile-de-France, c’est la France. Cette assertion un peu brutale et provocatrice, nécessite bien évidemment quelques lignes d’explications. Couvrant grossièrement non seulement l’actuelle région d’Ile-de-France, exclusion faite de la Brie champenoise, partie nord de l’actuelle Seine-et-Marne, l’ancienne province d’Ile-de-France s’étendait aussi un peu plus à l’ouest et surtout allait au nord jusqu’à Beauvais, Noyon, Soissons et Laon. A l’origine de ce territoire se trouve le Duché de France. Ce Duché de l’Empire Carolingien centré sur Paris s’émancipa progressivement de la tutelle impériale, au fur et à mesure de l’effondrement de la puissance carolingienne. Ainsi, Hugues Capet, Duc des Francs (Dux Francorum) depuis 960, parvient en 987, à la mort du carolingien Louis V, Roi des Francs ("Roi de Francie" ou "Roi de Francie occidentale") à évincer la dynastie carolingienne de la succession et à se faire élire nouveau Roi des Francs. Dès lors, le Duché de France devient après 987 le nouveau domaine royal, qui en conséquence des conquêtes, soumissions ou vassalisations de nouveaux territoires, combinées à une forte politique centralisatrice, sera le cœur de la nouvelle zone d’influence des Rois de France capétiens.
Ce n’est qu’à partir du XIVe siècle, alors que le Royaume de France à déjà pris une certaine importance, que la province d’Ile-de-France va progressivement acquérir sa propre identité politique, distincte de celle du Royaume lui-même, pour former, au XVe siècle, une province au sens administratif du terme.
L’origine même du nom "Ile-de-France", bien évidemment cette zone se situe en plein milieu des terres, est discutée, toutefois, deux grandes hypothèses sont principalement avancées. La plus traditionnelle s’appuie sur des critères géographiques et estime que la zone délimitée par la Seine, l’Oise et la Marne forme comme une île au milieu des terres. La seconde, plus récente et qui de notre point de vue semble plus pertinente, s’appuie sur des critères linguistiques et voit une origine franque, sans doute à travers le patois picard, dans ce nom, par altération de l’expression "Liddle Franke" signifiant "Petite Francie".
Sur un plan héraldique, les armoiries avec seulement trois fleurs de lys n’apparaissent qu’en 1376, suite à une décision du Roi Charles V, alors que jusque là les armoiries du Royaume de France, et par voie de conséquence de la future province, comportaient un semé de fleurs de lys d’or sur champ d’azur. Ces armoiries, appelées de nos jours "France ancien" se rencontrent encore pour représenter la France ou l’Ile-de-France.
Ile-de-France - France ancien

Ile-de-France - France moderne

dimanche 31 juillet 2011

Provinces de France - Guyenne

Le blasonnement des armoiries de Guyenne est : de gueules, au léopard d’or, armé et lampassé d’azur.
La Guyenne qui couvre approximativement la partie septentrionale de l’ancien Duché d’Aquitaine, la Gascogne, comme nous l'avons vu, occupant la partie méridionale, reprend les armes des derniers Ducs d’Aquitaine, dont par ailleurs dérive son nom. En effet, le nom "Guyenne" n’apparaît sous cette forme qu’au XIVe siècle. Il est né de la déformation progressive du nom "Aquitaine", sans doute sous l’influence de l’anglais, avec pour intermédiaire principal "Aguiaine" en usage courant aux XIIe et XIIIe siècles. Passée à la couronne anglaise après le fameux remariage, en 1152, d’Aliénor, fille et héritière de Guillaume X, dernier Duc d’Aquitaine, la Guyenne n’entre définitivement dans la mouvance française qu’en 1453 après la bataille de Castillon.
Guyenne

Principauté de Reuss-Greiz (Reuss branche aînée)

La Principauté de Reuss-Greiz ou Reuss, branche aînée (Reuß zu Greiz - Reuß älterer Linie) est issue des regroupement et divisions des territoires situés en Thuringe de la Maison de Reuss. La branche aînée de la famille est élevée à la dignité princière en 1775. En 1806, la Principauté adhère à la Confédération du Rhin, en 1815 à la Confédération germanique, en 1867 à la Confédération d'Allemagne du Nord et en 1871 à l'Empire allemand. Elle conservera un Prince souverain jusqu'en 1918. Particularité de la Maison de Reuss, tous les hommes portent le prénom Henri (Heinrich). Dans la branche aînée, ces Princes étaient numérotés de 1 à 100, la numérotation recommençant à 1 lorsque le chiffre 100 était atteint. La branche aînée s'est éteinte en 1927, laissant ses droits à la branche cadette des Reuss-Schleiz. Le territoire de la Principauté est aujourd'hui intégré dans le Land de Thuringe.
Voici le drapeau, les armoiries et la cocarde militaire de cette Principauté.

Principauté de Reuss-Greiz (Reuss branche aînée)

samedi 30 juillet 2011

Provinces de France - Gascogne

Le blasonnement des armoiries de Gascogne est : écartelé : 1 et 4, d’azur, au lion d’argent ; 2 et 3, de gueules, à la gerbe d’or, liée d’azur.
Les armoiries de Gascogne sont certainement l’archétype d’armes créées ex nihilo, de manière totalement déconnectée de l’histoire. En effet, elles furent attribuées à l’occasion de la constitution de l’Armorial Général, pour une province qui si elle existait encore, et existe toujours, sur le plan culturel, n’avait plus de réalité politique unitaire depuis son démantèlement de 1063. En effet, le Duché de Gascogne, qui occupait grossièrement la partie méridionale de l’Aquitaine, ayant disparu en tant qu’entité politique avant l’apparition de l’héraldique, aucunes armoiries historiques n’existaient, au contraire bien évidemment de la douzaine de provinces, seigneuries ou pays principaux nés de son démantèlement (*).
Sans réapparaître sur le plan politique stricto sensu, il faut attendre le début du XVIIIe siècle, pour qu’une Gascogne presque unitaire renaisse sur un plan administratif avec la création de la Généralité d’Auch en 1719.
Gascogne


Grand-Duché de Oldenbourg

Le Comté de Oldenbourg apparaît dans le nord de l'Allemagne dès 1180. En 1774, il acquiert le rang de Duché de Oldenbourg. En 1806, il adhère à la Confédération du Rhin, en 1815, à la Confédération Germanique. En 1829, il est élevé au rang de Grand-Duché de Oldenbourg (Großherzogtum Oldenburg). En 1867, il adhère à la Confédération d'Allemagne du Nord et en 1871, à l'Empire allemand. Il conservera des Grands-Ducs souverains jusqu'en 1918. La majeure partie de son territoire se situait dans l'actuel Land de Basse-Saxe.
Voici le drapeau, les armoiries et la cocarde militaire de cette Principauté.

Grand-Duché de Oldenbourg

vendredi 29 juillet 2011

Mariage à Edimbourg

A l'occasion du mariage de Zara Phillips, MBE, petite-fille de la Reine Elizabeth et treizième dans l'ordre de succession à la couronne britannique, avec Mike Tindall, MBE, un petit rappel des armoiries de la jeune femme.
Zara Phillips

Grand-Duché de Bade

C'est dès le XIIe siècle que débute l'histoire du Margraviat de Bade et de la Maison princière de Zähringen. Au gré des héritages et successions, il connaîtra une série de découpage et regroupement. Les deux territoires principaux vont bientôt être les Margraviats de Bade-Bade (Baden-Baden) et de Bade-Durlach (Baden-Durlach). En 1771, la branche de Bade-Bade s'éteint permettant le regroupement de l'ensemble du Margraviat. En 1803, à la faveur des guerres de la Révolution française, le Margraviat de Bade est élevé au rang d'Electorat de Bade. Il ne conservera cependant pas longtemps ce titre, le Saint-Empire disparaissant dès 1806. A cette même époque, Bade adhère à la Confédération du Rhin et se trouve élevé au rang de Grand-Duché de Bade. En 1815, il adhère à la Confédération germanique et en 1871 à l'Empire allemand. Il présente alors l'un des régimes démocratiques les plus avancés d'Europe et conservera des Grands-Ducs souverains jusqu'en 1918. Son territoire couvrait pratiquement toute la partie occidentale de l'actuel Land de Bade-Wurtemberg.
Voici le drapeau (modèle 1891), les armoiries et la cocarde militaire de ce Grand-Duché.

Grand-Duché de Bade

Provinces de France - Franche-Comté

Le blasonnement des armoiries de Franche-Comté est : d’azur, semé de billettes d’or, au lion du même, armé, et lampassé de gueules, brochant sur-le-tout.
Ces armoiries sont celles des anciens Comtes Palatins de Bourgogne depuis Othon IV, Comte de Bourgogne vers 1279, tandis que ses prédécesseurs, tout au moins ceux de la maison d’Andechs-Méranie, portaient pour armoiries "de gueules, à l’aigle d’argent".
Jusqu’alors située dans la mouvance de l’Empire, le Comté de Bourgogne intègre le Royaume de France en 1678 par le traité de Nimègue. A cette occasion de nouvelles armes lui furent attribuées d’office, à savoir écartelé 1 et 4, de sable, à la fasce d’or ; 2 et 3, d’or, au pal de sable, cependant, ces armoiries totalement déconnectées de l’histoire comtoise ne furent jamais utilisées, les très belles armes au lion poursuivant fort heureusement leur représentation de la nouvelle province.
Comté de Bourgogne ancien

Franche-Comté - Comté de Bourgogne

jeudi 28 juillet 2011

Concours n° 2

Pour mémoire, les archives du Concours n° 2 de ce blog.

Concours n° 2 :

Devant "l'immense" succès du Concours n° 1, un nouveau concours était inévitable. Pour tenir compte de plusieurs remarques relevant la trop grande difficulté du premier concours et pour permettre au plus grand nombre de participer, ce deuxième concours est normalement beaucoup plus simple. Comme précédemment, il n'y a pas d'autres gains que la distraction et le plaisir de jouer.

Comme précédemment, il s'agit de découvrir un personnage historique, dont le portrait a été maquillé, à partir de quatre armoiries, en rapport avec sa vie. Ces armoiries ne sont pas celles du personnage mystère, mais celles de lieux, d'organisations, d'hommes ou de femmes qui d'une manière ou d'une autre ont un rapport historique direct avec lui.
Bien entendu, il faut non seulement identifier le personnage mystère (très connu), mais aussi les quatre indices qui l'accompagnent (certains peuvent être plus durs à trouver que d'autres).

Transmettez vos suggestions dans les commentaires ci-dessous.
Bonne chance à tous.

Personnage mystère


Indice 1                                               Indice 2


Indice 3                                               Indice 4


Provinces de France - Flandre

Le blasonnement des armoiries de Flandre est : d’or, au lion de sable, armé et lampassé de gueules.
Ces armoiries figurent parmi les plus anciennes d’Europe. En effet, elles reprennent à l’identique celles des anciens Comtes de Flandre depuis le XIIe siècle, plus exactement depuis au moins Philippe d’Alsace, Comte de Flandre de 1168 à 1191. Leurs armes furent ensuite reprises par les différentes dynasties qui se succédèrent ensuite sur le siège comtal, puis se prolongèrent à travers le fameux héritage des Ducs de Bourgogne dans les armoiries des Habsbourg et sont toujours utilisées de nos jours en Belgique dans les armes officielles des provinces de Flandre-Occidentale et de Flandre-Orientale.
De secondes armoiries, dites de "Flandre ancien" sont parfois présentées à côté de celles au lion. Elles consistent en un gironné d’or et d’azur, au sur-le-tout de gueules. Ces armoiries qui ne semblent apparaître qu’au XIVe siècle, présentent une historicité incertaine, la majorité des auteurs modernes les considérant comme apocryphes. Pour autant, la pratique leur reconnaît au moins une certaine valeur, les armoiries de la province belge de Flandre occidentale les utilisant par exemple, en combinaison avec celles au lion, pour se différencier de celles au seul lion portées par la Flandre-Orientale (*).
La partie méridionale de la Flandre fut définitivement acquise par Louis XIV suite aux traités des Pyrénées, d’Aix-la-Chapelle et de Nimègue, pour former de nos jours la "Flandre française" avec Lille pour capitale.
Flandre ancien

Flandre


mercredi 27 juillet 2011

Provinces de France - Dauphiné

Le blasonnement des armoiries du Dauphiné est : d'or, au dauphin d'azur, crêté, lorré et peautré de gueules.
Ces armes sont évidemment des armoiries parlantes, et ce, à la fois de manière directe et indirecte, ce qui demande quelques mots d’explication historique. En effet, vers 1110, le Comte Guigues IV d’Albon, souverain d’une bonne partie du Viennois, une des composantes nominales et alors de facto indépendante, de ce qu’il reste du Royaume de Bourgogne, adopte, sans doute en hommage à un cousin de sa mère d’origine saxonne, le surnom de "Dauphin" ("Dolfin" étant le prénom germanique de ce fameux cousin). Ce surnom se transmettra à ses descendants non plus en tant que simple surnom ou même prénom mais carrément en tant que titre, en lieu et place de celui de "Comte". En conséquence de quoi, les possessions de cette famille devinrent au fil des années le Dauphiné du Viennois, en raccourci le Dauphiné.
En 1349, le Dauphin Humbert II vend le Viennois au Roi de France, sous la double réserve notamment, que le titre de Dauphin soit maintenu et qu’il soit systématiquement porté par l’héritier présomptif de la Couronne de France, en même temps que celui-ci recevra systématiquement le Dauphiné en apanage.
Autre conséquence de cet héritage, pour reprendre à l’identique les armoiries portées par les Dauphins de France, il est courant d’attribuer à la province du Dauphiné, concurremment aux seules armoiries au dauphin, des armoiries combinant par écartelure, les armes de France à trois fleurs de lys d’or en premier et quatrième quartiers et celles au dauphin en deuxième et troisième quartiers. Pour ce qui nous concerne, nous considérons qu’il y a des arguments valables pour l’usage de l’un ou l’autre choix au titre de la province delphinale, et pensons en conséquence que l’on peut, sans faire d’insulte à l’histoire, choisir sans crainte celles des deux que l’on préfère.
Dauphiné

Dauphiné (variante écartelée)

Principauté de Lippe

La Seigneurie de Lippe est fondée en 1163. En 1536 elle acquiert le rang de Comté de Lippe. En 1613, pour cause de succession, le Comté est divisé en trois parties, les Comtés de Lippe-Detmold, de Lippe-Brake et de Lippe-Alverdissen. La branche de Lippe-Brake disparaît dès 1709, permettant la réunion de son territoire Lippe-Detmold, tandis que Lippe-Alverdissen après avoir hérité du Comté de Schaumbourg devient la branche de Schaumbourg-Lippe. En 1789, le Comté de Lippe-Detmold reçoit l'immédiateté d'Empire et devient la Principauté de Lippe (dite parfois de Lippe-Detmold). En 1806, elle adhère à la Confédération du Rhin, en 1815, à la Confédération Germanique, en 1867, à la Confédération d'Allemagne du Nord et en 1871, à l'Empire allemand. Elle conservera des Princes souverains jusqu'en 1918. Son territoire se situait dans l'actuel Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie où il recouvrait peu ou prou celui du Landkreis de Detmold.
Voici le drapeau, les armoiries et la cocarde militaire de cette Principauté.

Principauté de Lippe

mardi 26 juillet 2011

Provinces de France - Corse

Le blasonnement des armoiries de Corse est : d'argent, à la tête de Maure de sable, tortillée d’argent.
L’origine de ces armoiries semble remonter à l’époque où Pise dominait l’île de Corse, soit depuis la fin du XIe jusqu’à la fin du XIIIe siècle. Cette tête de Maure serait l’évocation des chefs Sarrasins qui furent vaincus par les Pisans. Il est toutefois également possible qu’elle soit un peu plus récente et date de l’éphémère Royaume de Sardaigne et Corse (Regnum Sardiniae et Corsicae) créé par le Pape Boniface VIII en 1297, alors encore nominalement suzerain de l’île, au profit de Jacques II d’Aragon (de leur côté les armes de Sardaigne, comportent quatre têtes de Maures). Sur le plan historique et anecdotique, il faut noter que c’est en conséquence de cette création de 1297, que la Corse, comme d’ailleurs la Sardaigne et la Sicile, avait sous l’Ancien Régime rang de Royaume.
Corse

Principauté de Schaumbourg-Lippe

Fondée en 1647 par le Compte Philippe Ier de Lippe-Alverdissen après que celui-ci ait hérité du Comté de Schaumbourg, le Comté de Schaumbourg-Lippe parvient au rang de Principauté de Schaumbourg-Lippe (Fürstentum Schaumburg-Lippe) en 1807 après avoir adhéré à la Confédération du Rhin. En 1815, la Principauté adhère à la Confédération Germanique, en 1867, à la Confédération d'Allemagne du Nord et en 1871, à l'Empire allemand. Elle conservera des Princes souverains jusqu'en 1918. Son territoire se situait dans l'actuel Land de Basse-Saxe où il recouvrait peu ou prou celui du Landkreis de Schaumbourg (Schaumburg).
Voici le drapeau, les armoiries et la cocarde militaire de cette Principauté.

Principauté de Schaumbourg-Lippe

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