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mercredi 10 août 2011

Provinces de France - Normandie

Le blasonnement des armoiries de Normandie est : de gueules, à deux léopards d’or, armés et lampassés d’azur.
Ces armoiries reprennent à l’identique celles des anciens Ducs de Normandie, et comptent à ce titre, parmi les plus anciennes de France. En effet, sous cette forme, où une forme quasi-similaire (1), nous pouvons les faire remonter à au moins Henri II Plantagenet (+1189), Duc de Normandie, mais aussi Comte d’Anjou et bien entendu Roi d’Angleterre.
Quelques auteurs normands contemporains estiment que l’on devrait ajouter un troisième léopard sur ces armes, rappelant que depuis Jean sans Terre (+1204), les Ducs de Normandie et alors également Rois d’Angleterre, arboraient de telles armoiries. C’est sans doute parce que ces armes aux trois léopards, sont aujourd’hui toujours celles de l’Angleterre, qu’il nous semble difficile de les suivre sur ce terrain, d’autant, et c’est une occasion de le rappeler à ce point de notre tour de France des anciennes provinces, que les armoiries attribuées à celles-ci, certes s’ancrent toujours dans l’histoire, mais sont aussi le résultat de choix pouvant apparaître comme parfois arbitraires ou à tout le moins peu argumentés, mais presque toujours fortement identitaires.

Normandie

Normandie (Angleterre)


Grand-Duché de Saxe-Weimar-Eisenach

Le Grand-Duché de Saxe-Weimar-Eisenach (Großherzogtum Sachsen-Weimar-Eisenach), dont les titulaires sont chefs de la branche ernestine de la maison Wettin, commence en 1484, lors du partage que firent Ernest et Albert des états de leur père Frédéric le Bon. Administrés depuis 1741 en union personnelle, les Duchés de Saxe-Weimar et de Saxe-Eisenach adhère à la Confédération du Rhin en 1807, puis en 1809, sont réunis en un Duché de Saxe-Weimar-Eisenach. En 1815, il est élevé en Grand-Duché de Saxe-Weimar-Eisenach, en même temps qu'il adhère à la Confédération germanique. En 1867, il adhère à la Confédération d'Allemagne du Nord puis en 1871 à l'Empire allemand. Il conservera des Grands-Ducs souverains jusqu'en 1918. Son territoire se situait dans l'actuel Land de Thuringe.
Voici le drapeau, les armoiries et la cocarde militaire de ce Grand-Duché.

Grand-Duché de Saxe-Weimar-Eisenach



mardi 9 août 2011

Principauté de Waldeck-Pyrmont

Le Comté de Waldeck apparaît dès 1180, et acquiert dès 1349 l'immédiateté d'Empire. En 1625, par héritage il est uni au Comté de Pyrmont. En 1712, les Comtés de Waldeck et Pyrmont obtiennent le rang de Principauté de Waldeck-Pyrmont (Fürstentum Waldeck-Pyrmont). En 1806, elle adhère à la Condéfération du Rhin, en 1815, à la Confédération germanique, en 1867, à la Confédération d'Allemagne du Nord et en 1871 à l'Empire allemand. Elle conservera des Princes souverains jusqu'en 1918.
Voici le drapeau, les armoiries et la cocarde militaire de cette Principauté.

Principauté de Waldeck-Pyrmont

Provinces de France - Nivernais

Le blasonnement des armoiries du Nivernais est : bandé d’or et d’azur, à la bordure engrêlée de gueules.
Le Nivernais couvre pour l’essentiel l’actuel département de la Nièvre. Les armoiries qu’on lui attribue de nos jours le plus souvent doivent évoquer au lecteur attentif une certaine parenté visuelle avec celles dites de Bourgogne ancien. En effet, suite à son mariage en 1247 avec Mathilde de Bourbon, Comtesse de Nevers, d’Auxerre et Tonnerre, le Nivernais échut à Eudes, fils aîné du Duc Hugues IV de Bourgogne. Bien qu’aîné, Eudes étant décédé avant son père ne porta que des armes modifiées d’une brisure. Les auteurs traditionnels avaient identifié la bordure engrêlée comme étant sa brisure, tandis que les auteurs modernes pensent qu’il s’agissait plutôt d’une bordure dentelée (1), toujours est-il que c’est la première qui est restées aux armes traditionnelles du Nivernais.
Nous disons "armes traditionnelles du Nivernais", mais le lecteur doit savoir que deux autres armoiries, dont une soutenue par une forte pratique, sont également attribuées à cette province. Les premières, et les plus communes, sont la reprise des armes des premiers Comtes de Nevers, Auxerre et Tonnerre, avant leur extinction en 1193 et la transmission de leur héritage dans la Maison de Courtenay. Le blasonnement de ces armes est : d’azur, semé de billettes d’or, au lion du même, armé et lampassé de gueules, brochant sur-le-tout. Comme le lecteur pourra le constater celle-ci reprennent à l’identique celles de la Franche-Comté, pour la simple et bonne raison que ces Comtes sortaient par mariage de l’ancienne Maison des Comtes Palatins de Bourgogne, dont ils étaient par ailleurs historiquement vassaux. De nos jours ces armes sont toujours portées par la ville de Nevers elle-même, tandis que pour le Nivernais, pour éviter une évidente confusion avec la Franche-Comté, leur usage reste en retrait.
Les secondes sont la reprise des armes dites de "Bourgogne moderne". Ce choix s’explique par la possession du Nivernais par les Ducs de Bourgogne de la seconde maison capétienne, depuis Philippe II le Hardi. Leur blasonnement est : d’azur, semé de fleurs de lys d’or (que l’on trouve également sous une forme limitée à seulement trois fleurs de lys d’or), à la bordure componée d’argent et de gueules. Leur usage au titre seul du Nivernais est plus rare, puisque comme nous le verrons, ces mêmes armes sont depuis longtemps traditionnellement attribuées à la province de Touraine, pour autant nous nous devions de les rappeler dans ce rapide panorama.
Nivernais (traditionnel)

Nivernais (Nevers)

Nivernais (variante)


Concours n° 3

Pour mémoire, les archives du Concours n° 3 de ce blog.

Concours n° 3

Poursuivant sur notre lancée, voici le Concours n° 3. Le précédent concours ayant été résolu particulièrement rapidement, celui-ci est un peu plus difficile. Comme précédemment, il n'y a pas d'autres gains que la distraction et le plaisir de jouer.

Cette fois encore, il s'agit de découvrir un personnage historique, dont le portrait a été maquillé, à partir de quatre armoiries, en rapport avec sa vie. Ces armoiries ne sont pas celles du personnage mystère, mais celles de lieux, d'organisations, d'hommes ou de femmes qui d'une manière ou d'une autre ont un rapport historique direct avec lui.
Bien entendu, il faut non seulement identifier le personnage mystère (très connu), mais aussi les quatre indices qui l'accompagnent (certains peuvent être plus durs à trouver que d'autres).

Transmettez vos suggestions dans les commentaires ci-dessous.
Bonne chance à tous.

Personnage mystère


Indice 1                                                                             Indice 2


Indice 3                                                                             Indice 4



lundi 8 août 2011

Etendards de la famille impériale japonaise

Lié à leur position, l'Empereur du Japon, l'Impératrice, le Prince Impérial, la Princesse Impériale et les autres Princes de la Maison impériale japonaise disposent chacun d'un étendard personnel. Ces attributs bénéficient d'un dessin spécifique à leur titulaire.
Empereur du Japon

Impératrice du Japon

Prince Impérial

Princesse Impériale

Autres Princes

Provinces de France - Marche

Le blasonnement des armoiries de la Marche est : d’azur, semé de fleurs de lys d’or, à la bande de gueules, chargée de trois lions d’argent, brochante sur-le-tout.
La Marche, qui occupe l’actuel département de la Creuse plus quelques territoires de la Vienne et de la Haute-Vienne reprend les armes des Comtes de La Marche issus de la Maison de Bourbon. Le premier d’entre eux, Jacques Ier de Bourbon, Comte de la Marche en 1342, était un cadet du Duc Louis Ier de Bourbon lequel avait notamment reçu ce Comté en apanage du Roi de France. Pour cette raison, il reprenait les armes paternelles, d’azur, semé de fleurs de lys d’or, à la bande de gueules, brochante sur-le-tout, qu’il différenciait en ajoutant trois lions en brisure. Ces trois lions sont une référence soit aux armes de sa mère, Marie d’Avesnes, fille de Jean II Comte de Hainaut, qui arborait pas moins de quatre lions sur ses armes, soit aux six lions portés sur les armes des Comtes de la Marche de la Maison de Lusignan, depuis Hugues XI (+1250), qui possédèrent le Comté jusqu’à sa vente au Roi de France en 1309.
Marche

Duché de Brunswick

Le Duché de Brunswick est fondé en 1815 par le Congrès de Vienne. Il succède à la Principauté de Brunswick-Wolfenbüttel, qui avait été annexée en 1807 par le Royaume de Westphalie.
Le premier Duc, Charles II (Karl II), doit abdiquer après une insurrection en 1830. Son frère Guillaume (Wilhelm) lui succède. Sous son règne, le Brunswick adhère à la Confédération de l'Allemagne du Nord, puis à l'Empire allemand. A sa mort, en 1884, la lignée de Wolfenbüttel s'éteint. Son héritier selon les lois successorales du Duché est le Duc de Cumberland, mais ce candidat ne plaît pas à la Prusse. Par une série de manoeuvres, le Duché demeure gouverné par des régents jusqu'en 1913, date à laquelle Ernest-Auguste (Ernst-August), fils du duc de Cumberland, devient duc. Il abdique comme les autres princes allemands en 1918.
Voici le drapeau, les grandes armoiries, les petites armoiries et la cocarde militaire de ce Duché.


Duché de Brunswick

Anniversaire de la Princesse Béatrice (Beatrice) d'York

Aujourd'hui 8 août 2011, 23e anniversaire de SAR la Princesse Béatrice (Beatrice Elizabeth Mary) Windsor, fille aînée du Duc d'York.

Béatrice (Beatrice) d'York



dimanche 7 août 2011

Provinces de France - Maine

Le blasonnement des armoiries du Maine est : d’azur, semé de fleurs de lys d’or, à la bordure de gueules, chargée au franc-quartier d’un lion d’argent.
Le Maine dont l’histoire a souvent été associée à celle de son voisin l’Anjou, recouvre approximativement les actuels départements de la Sarthe et de la Mayenne. On lui attribue habituellement pour armoiries celles qu’arboraient Charles d’Anjou, Comte du Maine de 1434 à 1472. Sur un plan technique, elles font appel à une double brisure. Les armes de base, le semé de fleurs de lys sur champ d’azur, sont celles des Rois de France et la bordure de gueules, qui est ici la première brisure, est caractéristique de la seconde Maison capétienne d’Anjou. Charles, fils du Duc Louis II d’Anjou avait reçu en apanage le Comté du Maine, détaché des possessions paternelles. Etant le benjamin des futurs Ducs Louis III et René Ier il surbrisait ses armoiries en ajoutant un lion d’argent au franc-quartier. Le choix de ce lion, qui cette fois n’est pas une référence aux armes maternelles , a longtemps été discuté. Il est possible qu’il renvoie aux lions arborés dans les armes des anciens Ducs d’Anjou de la Maison de Plantagenet, où que tout simplement il ne soit qu’un choix individuel de Charles.
Maine


Principauté de Schwarzbourg-Sondershausen

Fondé en 1599, suite à division du Comté de Schwarzbourg, le Comté de Schwarezbourg-Sondershausen est élevé en 1697 au rang de Principauté de Schwarzbourg-Sondershausen (Fürstentum Schwarzburg-Sondershausen). En 1807, elle adhère à la Confédération du Rhin, en 1815, à la Confédération germanique, en 1867, à la Confédération d'Allemagne du Nord et en 1871, à l'Empire allemand. Elle conservera des Princes souverains jusqu'en 1918, toutefois, la branche des Princes de Schwarzbourg-Sondershausen s'étant éteinte en 1909, la Principauté était administrée en union personnelle, par le Prince de Schwarzbourg-Rudolstadt. Son territoire se situait dans l'actuel Land de Thuringe. En 1971, le dernier Prince de Schwarzbourg s'est éteint sans postérité masculine survivante directe, ses droits dynastiques ont été repris par une branche des Comtes de Solms-Wildenfels.
Voici le drapeau, les grandes armoiries, les moyennes armoiries et la cocarde militaire de cette Principauté.


Principauté de Schwarzbourg-Sondershausen

samedi 6 août 2011

Commémoration de la mort du Roi Christian VI de Danemark

Aujourd'hui 6 août 2011, 265e anniversaire de la mort du Roi Christian VI de Oldenbourg, Roi de Danemark et de Norvège.

Christian VI de Danemark



Anniversaire du Prince Maurice (Moritz) de Hesse

Aujourd'hui 6 août 2011, 85e anniversaire de SAR le Prince et Landgrave Maurice (Moritz) de Hesse, Grand-Duc titulaire de Hesse et du Rhin.


 Maurice (Moritz) de Hesse

Anniversaire du Prince Ernst-Johann de Courlande

Aujourd'hui 6 août 2011, 71e anniversaire de SAS le Prince Ernst-Johann de Biron (Ernst-Johann von Biron), Duc titulaire de Courlande et Sémigalle.

Ernst-Johann de Courlande

vendredi 5 août 2011

Etendards de la famille grand-ducale de Oldenbourg

Lié à leur position, le Grand-Duc de Oldenbourg (Grossherzog), le Prince héritier de Oldenbourg (Erbgrossherzog) et les autres Ducs de Oldenbourg (Herzog) disposaient chacun d'un étendard personnel. Ces attributs bénéficiaient d'un dessin spécifique à leur titulaire (modèles créés en 1882).
Grand-Duc de Oldenbourg

Prince héritier de Oldenbourg

Ducs (Princes) de Oldenbourg

Provinces de France - Lyonnais

Le blasonnement des armoiries du Lyonnais est : de gueules, au lion d’argent, au chef d’azur, chargé de trois fleurs de lys d’or.
Ces armoiries sont celles de la ville de Lyon. Vers le XIIe siècle, les Comtes royaux de Lyon, la ville relève alors du Saint-Empire, portent des armes au lion. Les couleurs généralement attribuées alors sont celles toujours en usage aujourd’hui, soit un lion d’argent sur champ de gueules, même si certains auteurs parlent aussi d’un lion de sable sur champ d’or. Dans le courant du XIIe siècle (la date de 1183 est notamment citée) les Archevêques de Lyon s’approprient graduellement les pouvoirs des Comtes, avant à leur tour de se voir contester, quelques décennies plus tard ce pouvoir par des revendications communales au sein de la riche bourgeoisie lyonnaise. Celle-ci réclame alors l’affranchissement communal sous les couleurs des anciens Comtes, libertés qu’elle obtient finalement au début du XIVe siècle, au même moment que le Lyonnais passe dans la mouvance française. Le chef aux armes de France est une concession royale accordée, probablement en 1320, à Lyon au titre de "bonne ville" venant alors compléter les armes communales.
Sur le plan héraldique, il faut noter que s’il est possible que nous soyons en présence d’armes parlantes, sur le plan de la toponymie, il n’y a en réalité aucun rapport entre "Lyon" et le "lion". En effet, on peut se souvenir que le toponyme Lyon dérive du nom latin de la ville "Lugdunum" lui-même composé de "lux" (la lumière) (1) et "dunum" (la colline).
Lyonnais


Mariage à Rio de Janeiro

A l'occasion du mariage, le 6 août prochain, de SAR la Princesse Maria Elizabeth d'Orléans-Bragance avec Pablo Trindade de Souza un petit rappel des armes impériales brésiliennes de la Maison d'Orléans-Bragance.
Pour mémoire, la Princesse Maria Elizabeth appartient à la branche aînée de cette famille dite de "Petropolis". En stricte application de la loi successorale impériale brésilienne, cette branche étant issue d'un mariage morganatique n'est normalement plus dynaste, ses droits étant passés dans la branche cadette dite de "Vassouras", tout en conservant cependant pour ses membres le rang d'Altesse Royale. Certains monarchistes brésiliens continuent toutefois de soutenir les droits de la branche aînée, arguant de la caducité de la règle morganatique. Nous exposons ici simplement la situation et ne prétendons pas prendre position.

Orléans-Bragance

Si vous avez des informations sur les armoiries du mari, n'hésitez pas à me les communiquer.

jeudi 4 août 2011

Blog - Noblesse et Royautés

Edité par Régine Salens et son équipe, le blog Noblesse et Royautés parle évidemment de l'actualité des familles royales et aristocratiques... comme son nom l'indique. A visiter sans plus tarder.

Provinces de France - Lorraine

Le blasonnement des armoiries de Lorraine est : d'or, à la bande de gueules, chargée de trois alérions d'agent.
Ces élégantes armoiries reprenant à l’identique celles de l’ancien Duché de Lorraine appellent une explication tant historique que technique.
Sur le plan technique, les oiseaux figurant sur la bande sont des "alérions". Particulièrement emblématiques de la Lorraine, dont certains s’amusent à noter qu’ils en sont presque l’anagramme, il s’agit d’aiglons, représentés sans becs ni pattes.
Sur le plan historique, comme souvent, il existe de ces armoiries, une origine légendaire et une origine plus étayée par les faits. L’origine légendaire veut que Godefroy de Bouillon, Duc de Basse-Lorraine et leader de la première croisade, ait au cours du siège de Jérusalem tués d’une seule flèche trois aigles d’un coup, et qu’en mémoire de cet exploit les Ducs de Lorraine ait placé ces trois oiseaux sur leurs armoiries. Nous laisserons à la légende, aussi belle soit elle, la place qui est la sienne, car hors le fait que le Duché de Lorraine correspondait à l’ancienne Haute-Lorraine et non à la Basse-Lorraine de Godefroy de Bouillon (*), et qu’en conséquence les Ducs de Lorraine n’avaient pas de parenté particulière avec Godefroy, l’origine historique de ces armoiries nous renvoie plutôt à un usage de la brisure.
En effet, depuis 1047 et la révolte de Godefroy le Barbu, le Duché de Lorraine est aux mains de la Maison d’Alsace, descendants des Comtes de Metz. Depuis une date indéterminée, probablement les origines de l’héraldique au début du XIIe siècle, ceux-ci portaient des armoiries d’or, à la bande de gueules. En 1205 toutefois, le Duc Simon II abdique pour se retirer dans un monastère. N’ayant pas d’enfant survivant, c’est son frère Ferry (Frédéric) Ier qui lui succède (**). Les armoiries aux alérions étant attestées depuis ce Duc, il est donc probable qu’ils étaient sa brisure de cadet. On peut supposer que cette brisure, à l’origine sans doute de simples aigles, étaient une référence à l’aigle des armes impériales de sa mère, Judith (alias Berthe) de Hohenstaufen et surtout de son oncle l’Empereur Frédéric Ier Barberousse, dont il portait d’ailleurs le prénom.
Lorraine


Commémoration de la naissance de la Reine Marie-José d'Italie

Aujourd'hui 4 août 2011, 105e anniversaire de la naissance de la Reine Marie-José d'Italie (1906-2001), née Marie-José Wettin puis de Belgique, Princesse de Saxe-Cobourg-Gotha, Duchesse de Saxe et Princesse de Belgique.

Marie-José d'Italie

mercredi 3 août 2011

Provinces de France - Limousin

Le blasonnement des armoiries du Limousin est : d’hermine, à la bordure de gueules.
Le lecteur attentif, ou tout simplement l’amateur supposera immédiatement la parenté qu’il peut exister entre les armoiries du Limousin et celles de la Bretagne. Au contraire d’autres similitudes visuelles que l’on trouve régulièrement en héraldique, celle-ci n’est pas un « faux-ami », mais trouve bien son origine dans une parenté historique. Ainsi en 1275, Arthur de Dreux, futur Duc Arthur II de Bretagne, épouse Marie de Comborn, héritière et Vicomtesse de Limoges. A la mort de celle-ci en 1290, son fils, le futur Duc Jean III de Bretagne, devient, sous la tutelle de son père, le nouveau Vicomte de Limoges, entérinant ainsi l’entrée du Limousin dans la famille ducale de Bretagne. Puis en 1314, Jean III, devenu Duc de Bretagne cède à son frère cadet Guy, déjà Comte de Penthièvre, la Vicomté de Limoges. Ici se situe l’explication des armoiries limousines. Tout d’abord, rappelons-nous qu’en 1316, les Ducs de Bretagne adoptent pour armes l’hermine plaine, et d’autre part, Guy étant un cadet, ajoutait une brisure aux armoiries familiales, en l’occurrence une bordure de gueules, laissant ainsi en héritage ses armoiries bretonnes brisées d’une bordure au Limousin.
Pour être complet sur le sujet, deux autres armoiries sont aussi attribuées à la province du Limousin. Ces armoiries sont soit "coticé (10) d’or et de gueules", soit "d’or, à trois lions d’azur". Les armes coticées reprennent celles de la Maison de Comborn-Turenne, à laquelle appartenait Marie de Comborn, qui précéda la Maison de Dreux-Bretagne dans la Vicomté de Limoges, tandis que celles aux lions appartenaient à la première maison des Vicomtes de Limoges, qui, jusqu’en 1114, précéda celle de Comborn. Nous ne prétendrons pas régler le sujet dans le présent article, et nous contenterons simplement d’exposer ces variantes en constatant que les armoiries à l’hermine sont celles usitées historiquement pour la province, raison pour laquelle nous les avons privilégiées.
Limousin

Limousin (Vicomtes de Limoges)

Limousin (Comborn-Turenne)

Principauté de Reuss-Schleiz (Reuss, branche cadette)

La Principauté de Reuss-Schleiz ou Reuss, branche cadette (Reuß zu Schleiz - Reuß jüngerer Linie) est issue des regroupement et divisions des territoires situés en Thuringe de la Maison de Reuss. La branche cadette de la famille est élevée à la dignité princière en 1806 en même temps qu'elle adhère à la Confédération du Rhin. En 1815, elle adhère à la Confédération germanique, en 1867 à la Confédération d'Allemagne du Nord et en 1871 à l'Empire allemand. Elle conservera un Prince souverain jusqu'en 1918. Particularité de la Maison de Reuss, tous les hommes portent le prénom Henri (Heinrich). Dans la branche cadette, ces Princes étaient numérotés à partir de 1 à chaque nouveau siècle, pour recommencer le décompte au début au siècle suivant. A l'extinction de la branche aînée en 1927, la branche cadette se retrouve détentrice de l'ensemble des droits de la Maison de Reuss. Le territoire de la Principauté est aujourd'hui intégré dans le Land de Thuringe.
Voici le drapeau, les armoiries et la cocarde militaire de cette Principauté.

Principauté de Reuss-Schleiz (Reuss branche cadette)

Dans les armoiries, l'observateur avisé aura noté que celles de la branche cadette se distinguent de celles de la branche aînée par la forme de la queue du lion des Reuss, figurant aux quartiers 1 et 4. Ici, elle est simple, tandis que chez la branche aînée elle était double.

mardi 2 août 2011

Provinces de France - Languedoc

Le blasonnement des armoiries du Languedoc est : de gueules, à la croix de Toulouse d’or.
Les armoiries du Languedoc reprennent à l’identique celles des anciens Comtes de Toulouse. La croix y figurant est tellement caractéristique qu’en langage héraldique courant elle s’appelle "Croix de Toulouse". Sur le plan de la technique, cette croix se décrit ainsi : croix cléchée (terme qui renvoie à la forme extérieure spécifique de cette croix à douze pointes et aux branches arrondies), vidée (seuls les bords sont représentés, laissant apparaître au milieu de la croix le champ de l’écusson) et pommetée (en référence aux boules ornant les douze pointes de la croix).
Languedoc

lundi 1 août 2011

Anniversaire du Duc Carl de Wurtemberg

Aujourd'hui 1er août 2011, 75e anniversaire de SAR le Duc Carl de Wurtemberg (Carl von Württemberg), Chef de la Maison de Wurtemberg et Roi titulaire de Wurtemberg.


Royaume de Wurtemberg

Provinces de France - Ile-de-France

Le blasonnement des armoiries d’Ile-de-France est : d’azur, à trois fleurs de lys d’or.
Sur le plan historique, nous pourrions dire que l’Ile-de-France, c’est la France. Cette assertion un peu brutale et provocatrice, nécessite bien évidemment quelques lignes d’explications. Couvrant grossièrement non seulement l’actuelle région d’Ile-de-France, exclusion faite de la Brie champenoise, partie nord de l’actuelle Seine-et-Marne, l’ancienne province d’Ile-de-France s’étendait aussi un peu plus à l’ouest et surtout allait au nord jusqu’à Beauvais, Noyon, Soissons et Laon. A l’origine de ce territoire se trouve le Duché de France. Ce Duché de l’Empire Carolingien centré sur Paris s’émancipa progressivement de la tutelle impériale, au fur et à mesure de l’effondrement de la puissance carolingienne. Ainsi, Hugues Capet, Duc des Francs (Dux Francorum) depuis 960, parvient en 987, à la mort du carolingien Louis V, Roi des Francs ("Roi de Francie" ou "Roi de Francie occidentale") à évincer la dynastie carolingienne de la succession et à se faire élire nouveau Roi des Francs. Dès lors, le Duché de France devient après 987 le nouveau domaine royal, qui en conséquence des conquêtes, soumissions ou vassalisations de nouveaux territoires, combinées à une forte politique centralisatrice, sera le cœur de la nouvelle zone d’influence des Rois de France capétiens.
Ce n’est qu’à partir du XIVe siècle, alors que le Royaume de France à déjà pris une certaine importance, que la province d’Ile-de-France va progressivement acquérir sa propre identité politique, distincte de celle du Royaume lui-même, pour former, au XVe siècle, une province au sens administratif du terme.
L’origine même du nom "Ile-de-France", bien évidemment cette zone se situe en plein milieu des terres, est discutée, toutefois, deux grandes hypothèses sont principalement avancées. La plus traditionnelle s’appuie sur des critères géographiques et estime que la zone délimitée par la Seine, l’Oise et la Marne forme comme une île au milieu des terres. La seconde, plus récente et qui de notre point de vue semble plus pertinente, s’appuie sur des critères linguistiques et voit une origine franque, sans doute à travers le patois picard, dans ce nom, par altération de l’expression "Liddle Franke" signifiant "Petite Francie".
Sur un plan héraldique, les armoiries avec seulement trois fleurs de lys n’apparaissent qu’en 1376, suite à une décision du Roi Charles V, alors que jusque là les armoiries du Royaume de France, et par voie de conséquence de la future province, comportaient un semé de fleurs de lys d’or sur champ d’azur. Ces armoiries, appelées de nos jours "France ancien" se rencontrent encore pour représenter la France ou l’Ile-de-France.
Ile-de-France - France ancien

Ile-de-France - France moderne

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