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dimanche 14 août 2011

Empire du Brésil

A l'origine, fleuron de l'empire colonial portugais, avec l'invasion française du Portugal, le Brésil devient en 1808 le siège du gouvernement portugais en exil. En 1821, Jean VI (João VI) de Bragance, Roi de Portugal retourne à Lisbonne en laissant son fils l'Infant Pierre, Régent du Brésil. Dès 1822, celui-ci proclame l'indépendance de l'Empire du Brésil (Império do Brasil) dont il devient l'Empereur Pierre Ier (Pedro I). Le pays bénéficie alors d'un régime parlementaire d'un haut niveau démocratique pour l'époque en même temps que d'une certaine prospérité économique. En 1831, les querelles de succession à la couronne du Portugal provoquent le départ de Pierre Ier pour Lisbonne, laissant la couronne du Brésil à son fils Pierre II, âgé alors de seulement 5 ans. Ce dernier régnera jusqu'en 1889, date à laquelle un coup d'état militaire proclamera la république, instaurant une dictature qui perdurera près d'un siècle.
Empire du Brésil

Provinces de France - Provence

Le blasonnement des armoiries de Provence est : d’azur, à la fleur de lys d’or, surmontée d’un lambel de gueules.
Ces armes, bien que remontant sous cette forme au XVIIIe siècle, présentent d’une certaine manière toutes les caractéristiques d’un logo moderne. En effet, celles-ci sont la version simplifiée au lambel et à une seule fleur de lys des armes des Ducs d’Anjou capétiens, qui à partir de Charles Ier, un autre frère de Saint Louis, deviennent Comtes de Provence en 1245 (1). Par la suite, cette accession permettra en 1481 à Louis XI, grâce il est vrai à une argutie juridique relevant plus de la manœuvre que du simple exercice d’un droit légitime de proclamer le rattachement de la Provence à la France.
Sous cette forme simplifiée, et c’est ici que le caractère avant-gardiste du dessin énoncé plus tôt prend tout son intérêt, elles figuraient déjà dans les armes du jeune Comte de Provence, petit-fils de Louis XV, et futur Roi Louis XVIII.
A côté de ces armes, qui de notre point de vue sont les véritables armes de Provence, de secondes sont depuis une trentaine d’années fortement mises en avant. Si les motivations politiques de ce mouvement sont évidentes et peuvent bien sur en tant que telles être discutées, il nous appartient tout de même, sans entrer dans cette polémique, de les présenter et surtout d’en expliquer l’origine. Le blasonnement de ces "autres" armes de Provence est : d’or, à quatre pals de gueules.
Il s’agit de celles que portaient les Rois d’Aragon, sortis des Comtes de Barcelone, qui de 1112 à 1245 régnèrent également sur la Provence.
Ces armoiries, qui de nos jours sont toujours celles du Royaume d’Aragon et figurent en tant que telles dans les armes du Royaume d’Espagne, sont intimement associées à une époque antérieure au rattachement de la Provence non seulement à la France, mais aussi même à la dynastie capétienne. Pour autant, faut-il les considérer comme étant nécessairement associées à la dynastie catalane ? Rien n’est moins sur !
En effet, nous devons ici exposer une énigme héraldique, qui disons le tout de suite n’a pas à ce jour de réponse certaine. A l’origine de cette énigme, nous trouvons les armoiries du Comté de Gévaudan, correspondant peu ou prou à l’actuel département de la Lozère, dont le blasonnement est lui aussi "d’or, à quatre pals de gueules". Suite à son mariage avec Gerberge, héritière du Comté de Provence, Gilbert, Vicomte de Millau et Comte de Gévaudan, permet à sa fille Douce de Gévaudan de devenir Comtesse de Provence. Comme, à son tour, Douce épouse en 1112, le Comte Raymond Bérenger Ier de Barcelone, apportant ainsi le Comté de Provence à la dynastie catalane, il est permis de penser qu’à cette même occasion, les Comtes de Barcelone aient également trouvé les armes aux quatre pals dans la corbeille de mariage. Seulement voila, la chose n’est pas aussi simple, car par cette union, Douce n’apporta pas seulement le Comté de Provence, mais aussi le Comté de Gévaudan. Hors, comme nous ne disposons pas d’informations héraldiques indiscutables de cette époque (2), qui permettraient de savoir précisément à partir de quand tant les Comtes de Gévaudan que les Comtes de Barcelone ont adopté les armes aux quatre pals, rien ne nous dit qu’en réalité les Comtes de Barcelone n’ont pas à l’occasion de cette union apporté leurs armoiries à la fois au Gévaudan et à la Provence… Bref, sans éléments de preuve définitifs, nous en restons au problème de l’œuf et de la poule, que nous ne prétendrons pas trancher ici.
Provence (Anjou)

Provence (Aragon)


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Vous pouvez m'aider
Si j'en crois Wikipedia, il semble que l'Ordre de l'Aigle Noir de Prusse (Hohe Orden vom Schwarzen Adler) n'a compté que 407 récipiendaires entre 1701 et 1918. Si cette information est exacte, un tel nombre de personnages serait compatible avec une publication sur le présent blog, à la manière de ce que je fais actuellement pour la Toison d'Or ou encore la Jarretière.
En conséquence, je suis à la recherche d'une liste complète et chronologique des titulaires de cet ordre (cette liste pourra être en français, en allemand, en anglais ou en toute autre langue).
Merci d'avance de votre aide.

PS 1 : les premières informations collectées (merci aux nombreux contributeurs) laissent penser que le nombre de 407 concerne exclusivement ceux des chevaliers qui furent reçus avec collier, le nombre global de chevaliers étant significativement plus important. Pour autant, je recherche toujours une liste exhaustive des chevaliers, au moins celle des 407 récipiendaires du collier. J'ai obtenu une liste qui semble complète, jusqu'en 1851, il paraît qu'une autre liste exhaustive existe des origines à 1901 (je l'a recherche d'autant plus qu'elle pourrait être armoriée).

PS 2 : il semble qu'une liste des 407 détenteurs du collier ait été publiée dans un ouvrage intitulé "Die Ketten des Preussischen Hohen Ordens vom schwarzen Adler 1701-1918" de P. Sauerwald et E. Schuberski. Si une personne y avait accès, merci de penser à moi.

PS 3 : l'ouvrage de 1901 dans lequel figureraient les armoiries des 1129 chevaliers, avec ou sans colliers, créés à cette date, est intitulé "Die Ritter des Königlich Preussischen Hohen Ordens vom Schwarzen Adler und ihre Wappen (1701–1901)" par R. Stillfried-Alcántara. Merci de penser à moi si l'un de vous y avait accès.

PS 4 : grâce à la grande générosité de l'un d'entre vous, je dispose maintenant de l'ouvrage de 1901. Une grande partie de la ressource documentaire nécessaire à la publication d'un futur armorial est donc réunie. Ne manquent plus maintenant que des informations sur la période 1901-1918 pour envisager un armorial vraiment complet.

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Arnaud BUNEL